Guide matériel

Le filtre antipollution pour télescope

En ville, l’éclairage nocturne voile le ciel et gêne l’observation du ciel profond. Le filtre antipollution bloque une partie de cette lumière parasite pour redonner du contraste aux nébuleuses et galaxies.

L’essentiel en bref

  • La pollution lumineuse forme un voile orangé ou verdâtre qui masque les objets faibles.
  • Le filtre bloque les raies d’émission de l’éclairage public et laisse passer celles des nébuleuses.
  • Types courants : LPR / CLS (large bande, polyvalents) et UHC (bande étroite, pour les nébuleuses).
  • Il se visse sur la jupe de l’oculaire, en 1,25″ ou 2″.

Qu'est-ce que la pollution lumineuse ?

Lampadaires, bureaux éclairés, enseignes, panneaux publicitaires : dans les zones urbaines, il est presque impossible de retrouver une obscurité naturelle. Cette « photopollution » est la plus gênante pour les amateurs d’astronomie : elle rend une grande partie des étoiles invisibles à l’œil nu.

Au télescope, elle se manifeste par un voile rose-orangé ou jaune-vert qui altère la perception des astres et masque complètement certains objets du ciel profond, aussi bien en observation qu’en astrophotographie.

Comment agit un filtre antipollution ?

Plus besoin de faire des kilomètres pour échapper à la lumière urbaine : le filtre bloque les raies d’émission indésirables produites par l’éclairage public et augmente ainsi le contraste autour des objets difficiles à observer.

L’image obtenue est plus nette et le fond de ciel plus sombre : des nébuleuses jusque-là invisibles peuvent apparaître. Pour l’observation planétaire, il est moins utile, les planètes étant très lumineuses.

Les différents types de filtres

LPR et CLS

Filtres « large bande » : ils coupent les principales raies de l’éclairage tout en gardant un rendu naturel. Polyvalents, ils conviennent à l’observation générale depuis un ciel périurbain.

UHC

Filtres « bande étroite » : ils ne laissent passer que les raies émises par les nébuleuses (hydrogène, oxygène). Très efficaces sur les nébuleuses, moins adaptés aux galaxies et aux amas d’étoiles.

Traitements

Certaines marques proposent des revêtements antireflets, anti-salissures et anti-humidité qui améliorent le confort, en ville comme par temps humide.

La pose est rapide : il suffit de visser le filtre dans le filetage de la jupe de l’oculaire, puis de remettre l’oculaire dans le porte-oculaire. Le prix varie selon le type de filtre et son diamètre.

Notre sélection

Un filtre antipollution 1,25″

Un filtre au format le plus courant, qui se visse sur vos oculaires 1,25″ pour observer le ciel profond depuis la ville.

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FAQ

Questions fréquentes

Non : il améliore nettement le contraste, mais rien ne vaut un site d’observation éloigné des lumières. C’est un excellent compromis pour observer depuis chez soi.

Peu : les planètes sont très lumineuses et peu gênées par la pollution lumineuse. Le filtre est surtout utile pour les nébuleuses et, dans une moindre mesure, les galaxies.

Moins bien qu’avec les anciennes lampes au sodium : les LED blanches émettent sur un large spectre, plus difficile à filtrer. Les filtres à bande étroite restent efficaces sur les nébuleuses à raies d’émission.

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